Question 2017: La beauté sauvera-t-elle le monde?

Cégep de Granby, novembre 2016
Pour une 28e édition, les étudiantes et les étudiants du réseau collégial sont invités à participer au Concours Philosopher! Le concours se poursuit, en 2017, avec le thème de l’esthétique et vous invite à réfléchir à la question : « La beauté sauvera-t-elle le monde? »

Comme l’an dernier, le concours offrira plusieurs prix, dont un premier prix d’une valeur de 1 500$. D’autres récompenses prestigieuses de nos différents partenaires seront aussi offertes, notamment par l’Institut du Nouveau Monde.

Tous les détails pocarre_web_v2ur participer au Concours sont disponibles sur notre site web. Ce site web sera régulièrement mis à jour pour proposer des outils et des ressources utiles à la rédaction de la dissertation, comme des capsules vidéos, des articles, une médiagraphie thématique, ainsi que des conseils et des liens utiles. Lire la suite …

Lancement de l’édition 2017 et soirée de remise des prix de l’édition 2016!

C’est le jeudi 17 novembre devant un café étudiant bondé du Cégep de Granby que la question de l’édition 2017 du Concours Philosopher a été dévoilée : « La beauté sauvera-t-elle le monde? ». L’événement s’est fait sous le signe de l’art grâce à la participation de l’ « escouade du beau » et des voix magnifiques des membres de l’école nationale de la chanson. Le comité organisateur s’est ensuite dirigé vers Salaberry-de-Valleyfield où les amateurs et spécialistes de philosophie étaient réunis au Théâtre de poche du Collège de Valleyfield afin de connaître les gagnant(e)s du Concours Philosopher 2016 et pour assister à la passation du Concours dont la 28e édition sera organisée par le Cégep de Granby!

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Bravo aux finalistes et gagnant(e)s de l’édition 2016 du Concours Philosopher

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Temps, travail et valeur sous le capitalisme

Par Louis Marion, essayiste

Extraits tirés de Comment exister encore? Capital, techno-science et domination, Écosociété, 2015 (avec l’autorisation non exclusive de l’auteur et de l’éditeur).

Le temps homogène et le développement du capitalisme

Image de Steve Collis [CC BY 2.0], via Wikimedia Commons

Image de Steve Collis [CC BY 2.0], via Wikimedia Commons

Jusqu’au XIVe siècle, le temps était une variable des évènements. Suivant cette conception, le temps c’était toujours le temps de quelque chose, par exemple le temps qu’il faut pour que le blé pousse, pour que la tarte soit cuite ou que l’enfant vienne au monde. Le temps était alors mesuré très différemment d’aujourd’hui : il n’était pas indépendant de la réalité.

On pense souvent que c’est l’horloge mécanique qui a dissocié le temps des événements humains, mais en réalité la capacité technique de mesurer un temps uniforme existe depuis très longtemps. Cependant, dans l’Antiquité les horloges servaient d’abord et avant tout à mesurer un temps variable; les horloges à eau et les clepsydres, basées sur le principe de l’écoulement continu d’un liquide, étaient construites de telle sorte que l’indicateur de l’heure puisse varier suivant les cycles naturels et respecter ainsi les heures variables. Ces instruments, comme celui par exemple envoyé à Charlemagne, étaient parfois conçus de manière complexe pour faire varier la quantité d’eau écoulée selon les saisons. Au fond, nous dirions aujourd’hui que ces horloges étaient construites pour respecter et être fidèle au temps concret qui rythmait la vie. Le refus du temps homogène s’explique essentiellement par des raisons culturelles : « les heures variables sont chargées de sens, alors que les heures égales ne le sont pas1. » Lire la suite …